Nadia Ghiaï-Far

Textes critiques

« Ma tête est dans le ciel », par Brigitte des Isles

Il est des œuvres qui intriguent, des toiles qui captivent le regard. Celles de Nadia Ghiaï-Far sont de celles-là. D’autant plus que l’artiste nous invite à plonger dans son univers avec des titres bien étranges : « Dans ma tête en profondeur », « Mon corps perdu dans les nuages », « Prise dans le temps », « Je m’écrase dans la terre ». Un univers où dominent des bleus somptueux, ciel, cobalt, outremer…évocateurs d’océans, de fluides, de cieux. Une plongée au cœur du cosmos, au tréfonds des mers, dans le nœud du cerveau. Tout est vibration, sensation, mouvement dans l’Espace, passage du Temps. Citant Cézanne, Nadia Ghiaï-Far se dévoile : « Le paysage se reflète, s’humanise, se pense en moi. »

Elle se joue des matières qui glissent de la pure transparence à la grave épaisseur au moyen de techniques parfaitement maîtrisées, cire silicone, huile, œuf, grains de sable, poudre de marbre, pierre ponce… Le minéral s’anime. Parfois, des rouges dramatiques explosent, traduisant une douleur, une tension, une blessure.

Mais, partout règne la pulsion de vie. « Le corps bouge, le cœur bat, latête vibre… » confie Nadia Ghia¨-Far. Une artiste à suivre au fil de ses vertigineux allers retours entre soi et l’infini…

in « Arts Actualités Magazine »


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