Nadia Ghiaï-Far

Textes critiques

Pénétrer les perceptions
nadia ghiaï-far

​Les yeux hors de la tête

par Nicolas Vauthrin, professeur de philosophie

Ça ne représente rien ou, plutôt ça ne représente pas. Pas de distance entre un « représenté » et un « représentant ». (…).Le tableau abolit une distance, celle qui sépare le regard de ce qu’il regarde. Tout se passe comme si l’œil glissait hors du regard et de l’écart qu’il implique pour pénétrer sous la peau du réel.(…) présence du corps dont l’expérience refuse d’être seulement visuelle.(…) Voir avec le ventre, voir avec le dos, voir avec les reins, voir avec les poumons, les yeux hors de la tête.(…) La peinture n’est plus subjective ni personnelle, elle cartographie l’espace corporel, élabore une physiologie extérieure, où les éléments sont à la fois des matières et des organes, où les flux sont à la fois des veines et des fleuves.

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​« Le corps ressent l’espace »

par Jean-Philippe Domecq, romancier, essayiste, critique d’art

« Nadia Ghiaï Far en tout cas sonde la nature et le corps comme elle a le ciel en tête. Ce n’est pas la perspective cavalière, pour le coup, mais la vision d’autant plus rapprochée qu’elle a le point focal lointain, au fond du regard. Du boîtier crânien, qui vaut bien la voûte dite céleste, dans une configuration à tout le moins analogue, vortex humain épousant vortex de l’espace infini, (…) »

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Griffes et plumes

par Isabelle Monod-Fontaine, conservateur du patrimoine honoraire, conservateur au Centre Georges Pompidou jusqu’en 2009, historienne de l’art

« (…) ces dessins sont pour moi porteurs d’une violence – toujours étroitement associée à la douceur – et de la sauvagerie tantôt cruelle et tantôt caressante d’un monde animal totalement réinventé, sans rapport avec aucune réalité connue, mais intensément vivant.(…) se tenant au plus près de la peau (plutôt dessous que dessus), des os, des vertèbres, des matières spongieuses d’un corps jamais identifié, jamais délimité. Un corps-monde qu’elle fait surgir du blanc du papier par le seul jeu des noirs (…) »

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L’infiniment dehors et l’infiniment dedans

par Jean Philippe Domecq, Romancier, essayiste, critique d’art

« Il y a l’infiniment grand et l’infiniment petit ; Nadia Ghiaï-Far, elle, peint plutôt l’infiniment dehors et l’infiniment dedans. Qui se rejoignent, bien entendu. (…) Ces deux directions du regard se croisent et s’épousent, au point qu’on voit, dans l’œuvre de Nadia Ghiaï-Far, l’infini dans une nervure, et l’infime dans une constellation. »

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​Hautes vibrations

par Jacques Bouzerand, Journaliste, auteur des séries documentaires-France5 « Place à l’art contemporain ! »

« (…) La peinture se fait ici plaque sensible des perceptions les plus infimes et les plus intimes. Elle les amplifie en les visualisant et en leur offrant corps. Comme un haut-parleur, un haut-vibreur. (…) Je ne peux, en regardant les toiles de Nadia Ghiaï-Far, m’empêcher de penser à des miroirs magiques comme ceux que Jean Cocteau installait dans ses films. (…) »

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Promesses d’épiphanies

par Belinda Cannone, romancière, essayiste

« Devant les dessins et les tableaux de Nadia Ghiaï-Far, je reste rêveuse (ce qui n'est qu'une autre forme de pensée), car j'ai beau les parcourir, je n'en viens pas à bout : ils se donnent mais jamais entièrement, attisent puis déjouent mes interprétations – ils jouent avec l'intelligence de mes yeux. (…) alors qu'on glissait vers l'interprétation, qu'on l'avait sur le bout de la langue, des yeux... le dessin refuse d'être réduit à du connu, on doit admettre que l'objet en promesse n'est qu'un mirage et l'on reste, frémissant de plaisir, comme au bord d'une épiphanie d'autant plus émouvante qu'elle a été frôlée avant de se dérober.

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« Ma tête est dans le ciel »

par Brigitte des Isles, journaliste

« Un univers où dominent des bleus somptueux, ciel, cobalt, outremer…évocateurs d’océans, de fluides, de cieux. Une plongée au cœur du cosmos, au tréfonds des mers, dans le nœud du cerveau. Tout est vibration, sensation, mouvement dans l’Espace, passage du Temps. »

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